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Le climat… en mode solution!

Par Annick Tremblay

Je n’ai pas besoin de vous décrire en long et en large les effets de plus en plus impressionnants et fréquents des changements climatiques sur nos vies quotidiennes, on les a bien vus et ressentis (et respirés!) dans les dernières semaines.

Je veux vous parler des solutions : économie circulaire, commerce équitable et économies durables et résilientes.

Économie circulaire

Le concept d’économie circulaire est en opposition avec le concept d’économie linéaire auquel nous sommes habitués.

Source : Institut EDDEC, 2018. En collaboration avec RECYC-QUÉBEC.

À chaque étape, nous créons des déchets qui vont aux sites d’enfouissement, car il est plus simple et moins coûteux de jeter que de récupérer.

Ce modèle entraîne une plus grande utilisation de ressources naturelles (qui s’appauvrissent d’années en années), un enfouissement de déchets de plus en plus grand (nous n’aurons bientôt plus aucun endroit pour enfouir nos déchets) et s’oppose au modèle d’économie circulaire.

L’économie circulaire demande aux industries d’être plus efficace dans leur gestion des matières premières utilisées afin d’en utiliser moins, encourage la réutilisation et le partage des objets créés afin de diminuer la surconsommation, permet le recyclage et la revalorisation des matières afin d’éviter qu’elles prennent le chemin des sites d’enfouissement et permet aux particuliers et aux industries de limiter le gaspillage des ressources à tous les niveaux.

Exemples d’économie circulaire :

Commerce équitable

La lutte aux changements climatiques doit absolument passer par un monde plus juste et équitable (Objectifs de développement durables, ONU). En effet, selon cette étude de 2020, les ménages moins fortunés des pays riches comme le Canada sont beaucoup plus impactés par les canicules, les orages violents et la mauvaise qualité de l’air lors de feux de forêt. De plus, le revenu d’une personne n’est pas le seul indicateur de son émission de gaz à effet de serre (GES), mais c’est le premier! Plus les gens sont riches, plus ils émettent de GES. Donc, non seulement les populations pauvres sont plus touchées par les changements climatiques, mais ce ceux eux qui y participent le moins (Guivarch, C. & Taconet, N. (2020). Inégalités mondiales et changement climatique. Revue de l'OFCE).

Cela se traduit aussi au niveau des économies mondiales où on remarque que les pays industrialisés émettent beaucoup plus de GES que les pays dits en voie de développement. Le calcul utilisé par l’étude transfert les GES produits par des pays en voie de développement aux pays qui importent et consomment les biens dont ont résulté ces GES.

En résumé, les pays les plus riches sont ceux qui sont le plus responsables pour l’émission de gas à effet de serre au monde, mais ce sont les pays les plus pauvres qui en subissent le plus les inconvénients dévastateurs. Ces populations ont moins de moyens pour faire face aux conséquences de ces changements et cela les ralentit donc dans leur quête de richesse et de stabilité, creusant encore plus l’écart entre les pays riches et les pays pauvres.

La solution passe entre autres par le commerce équitable. En effet, si nous devons consommer un bien qui ne peut être sourcé localement (on pense au café ou au chocolat par exemple), on se doit de choisir l’option équitable afin de rétablir le rapport de force entre les populations.

Les autres solutions aux iniquités sociales doivent aussi être mises de l’avant telles que l’accès au logement pour tous, un revenu de base garanti, l’accès aux soins de santé et services sociaux, l’accès à de la nourriture saine et des programmes sociaux pour les communautés défavorisées.

Économies durables et résilientes

La pandémie nous a démontré que notre dépendance aux produits importés nous affaiblit en cas de crise. Une économie locale forte non seulement prévient les pénuries et les problèmes d’approvisionnement, elle nous permet aussi d’être plus forts au quotidien. Acheter québécois c’est créer et garder des emplois québécois, c’est aussi encourager l’innovation québécoise.

Plus on achète local, plus on donne notre argent à des entreprises québécoises qui peuvent en retour améliorer leurs processus, acheter en plus gros, faire des économies d’échelle et nous offrir des produits plus variés et moins chers. Cela vaut pour les vêtements, la nourriture, les équipements, les meubles, etc…

C’est entre autres le principe des paniers fermiers, de plus en plus populaires. On paie l’agriculteur d’avance pour la saison estivale et grâce à cet « investissement », il peut financer ses installations et ses matières premières pour nous apporter ensuite des légumes frais et locaux tout l’été.

Concrètement, qu’est-ce qu’on fait?

Lorsque nous sommes mis devant un choix entre deux articles pour répondre à un de nos besoins, essayons de choisir celui qui s’inscrit le plus dans une économie sociale durable et équitable.

Posons-nous la question : si tout le monde faisait ce que je fais, comment la planète se porterait-elle?

Demandons de nos décideurs que soient mises en place des mesures pour favoriser une plus grande équité entre tous les membres de nos communautés et pour protéger nos ressources.

Sources :

Guivarch, C. & Taconet, N. (2020). Inégalités mondiales et changement climatique. Revue de l'OFCE, 165, 35-70. https://doi.org/10.3917/reof.165.0035

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